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    Traductions des classiques

    Confucius
    Entretiens du Maître avec ses disciples

    Traduit du chinois par Séraphin COUVREUR

    « Gentilhomme lettré issu de la noblesse pauvre, Confucius (551-479 av. J.C.) veut en finir avec le désordre et l'iniquité ambiante par le seul impact de son éthique. “Roi sans couronne” se pliant à la nature de ses disciples dont il cherche à développer les possibilités et la réflexion, Confucius, à travers ses entretiens, apparaît comme un véritable Maître de morale dont l'enseignement a perduré au cours des siècles. »

    Cette traduction, qui date du XIXe siècle, a longtemps fait référence et reste d'une bonne qualité. C'est celle qui est utilisée en regard de la version originale.

    Confucius

    Les Entretiens de Confucius
    Traduit du chinois, présenté et annoté par Pierre Ryckmans

    « Propos, anecdotes, brèves paraboles, maximes, c'est dans les Entretiens qu'on trouve le visage le moins fabuleux de Confucius. Il y a du Socrate en lui, du Montaigne aussi. Maître K'ong séduit par une bonhomie, une bonne humeur, une générosité, une gentillesse, qui savent concilier la vigueur des principes et les faiblesses des humains. Le politique, le moraliste, le philosophe, c'est dans les Entretiens qu'on peut trouver le premier état de la pensée de Confucius. “Nul écrit, constate Pierre Ryckmans, n'a exercé une plus durable influence sur une plus grande partie de l'humanité.” Les Entretiens sont après deux millénaires le livre central de l'histoire de la Chine.

    Pierre Ryckmans, un des maîtres de la sinologie actuelle, aura consacré six ans à établir pour les lecteurs de langue française la version enfin définitive de ce classique dont un grand savant japonais de notre époque ne craignait pas de dire que c'est “le plus beau livre du monde”. Plus tempéré, Ryckmans écrit que ce texte a conservé à travers les siècles “une verdeur, une vigueur et une cohérence étonnantes”. Le voici traduit comme il devait l'être : à ras du texte dont il rend ainsi la concision, le charme et la force. Le vieux Maître est là, devant nous, vivant, qui bavarde, plaisante et nous dispense un enseignement toujours précieux. La version de Pierre Ryckmans des Entretiens sera aussi perdurable que la pensée de Maître K'ong. »

    Les Entretiens de Confucius, trad. Pierre RYCKMANS

    Entretiens de Confucius
    Traduit du chinois par Anne Cheng.

    « La Chine de Confucius, celle des “Printemps et Automnes”, contemporaine de la Grèce des Présocratiques, se caractérise par la décadence du pouvoir central et le cynisme politique. C'est dans cette fragmentation, ce bouleversement, que sont ici replacées les principales préoccupations du Maître. Son enseignement est avant tout humaniste, pratique, on peut même dire exclusivement politique. Les Entretiens proposent à la fois, un idéal de l'homme et un véritable Art de gouverner, dont l'actualité dans la Chine moderne s'est encore manifestée par la virulence de la récente campagne anti confucianiste. Voici ce texte, fondamental pour la compréhension de la pensée chinoise, dans une traduction nouvelle, accessible au lecteur d'aujourd'hui et accompagnée d'une introduction, de notes, de cartes, et d'une chronologie ; la version originale des Entretiens, donnée en annexe, sera utile à l'étudiant et au spécialiste. »

    Les Entretiens de Confucius, trad. Anne CHENG

    Entretiens avec ses disciples – Confucius
    Introduction, traduction, notes et commentaires par André Lévy.

    « “L'éclat des écrits de notre Maître peut nous prévenir et nous instruire, mais ses paroles ne le peuvent plus”, déplorait l'un de ses disciples après la mort de Confucius. Le Socrate chinois a traversé les siècles, bousculé, certes, mais plus présent que jamais. Le secret ? Il vous suffit de le découvrir dans ce livre qui tire du fond des millénaires l'écho fulgurant des paroles du Maître : “L'homme de qualité, à l'égard du monde, ne cherche pas plus à s'adapter qu'à s'opposer ; il se rapporte à ce qui est juste” ; mais avec prudence : “Dans un pays qui suit la juste voie, parle franc et agit droit. Dans le cas contraire, agit droit mais parle avec discrétion.”

    Sous la modestie et la modération d'un sage qui nous rappelle parfois Montaigne, un livre d'action : “Pas de précipitation ! Ne prends pas en considération les petits avantages. Qui veut hâter les choses n'atteint pas son but. Ne voir que les petits profits ne permet pas d'aboutir dans les grandes affaires.” Une sagesse lucide qui assume la condition humaine : “Que peut-on savoir de la mort sans connaître la vie ?” Confucius est un guide incomparable ; ni dieu ni prophète, disait-il ; rien de plus qu'un homme de bonne volonté. »

    Les Entretiens de Confucius, trad. André LÉVY

    Lao-tseu, Tao te king
    Le Livre de la Voie et de la Vertu

    Traduit du chinois par Stanislas JULIEN

    « “Revenir à son origine s'appelle être an repos / Être au repos s'appelle revenir à la vie / Revenir à la vie s'appelle être constant.” Manuel de conduite personnelle et politique, rarement ouvrage aura suscité autant de commentaires. Le Tao te king ou Livre de la Voie et de la Vertu a sans doute été écrit au VIe siècle avant l'ère chrétienne. Son influence s'étend quasi à tous les domaines de la vie : la religion, l'art, la littérature, la santé, la nature. Il est considéré comme la bible du taoïsme. »

    Voici la première qui ait quelque valeur des traductions en français, c'est celle qui est utilisée en regard de la version originale.

    Lao-tseu, Tao te king, trad. Stanislas JULIEN

    Philosophes taoïstes
    (Lao-Tseu, Tchouang-Tseu, Lie-Tseu)

    Textes traduits, présentés et annotés par Liou Kia-hway et Benedyct Grynpas.

    « En plus du plus illustre des écrits taoïstes, le Tao-tö-king, ce recueil comprend l'oeuvre complète de Tchouang-tseu et Le vrai classique du vide parfait de Lie-tseu. Coiffé d'une longue préface dans laquelle Etiemble s'efforce d'alerter le lecteur sur la difficulté d'interprétation du taoïsme philosophique, le recueil comporte aussi une notice explicative de chaque oeuvre par son traducteur et l'appareil des notes textuelles essentielles à la compréhension des passages difficiles. Un répertoire alpha­bétique des personnages mythologiques et historiques, des noms géographiques et des oeuvres citées complète le tout. »

    Philosophes taoïstes, Pléiade

    Tao-tö-king
    Le Livre de la Voie et de la Vertu

    Texte chinois établi et traduit avec des notes critiques et une introduction par J.-J.-L. Duyvendak

    « Le Tao-tö-king est un de ces livres qui gardent leur valeur dans tous les siècles. L'obscurité même du texte semble le rendre plus fascinant. Toute une phalange d'érudits chinois se sont attachés à l'interpréter et, depuis un siècle, de nombreuses traductions en langues occidentales ont paru. Si les interprètes chinois sont loin d'être d'accord, plus grande encore est la divergence entre les traducteurs. Non seulement il existe plusieurs versions dues à des sinologues compétents, mais qui diffèrent considérablement les unes des autres; il y a aussi une foule de soi-disant traductions faites par des personnes dont la connaissance du chinois était tout à fait élémentaire et qui n'ont pas hésité, pour élucider le texte, à recourir à des spéculations philosophiques le plus souvent complètement étrangères à l'esprit chinois. Tout en appréciant l'intérêt que ce livre classique a pu exciter dans un public assez large et divers, on ne peut que regretter que le Tao-tö-king soit ainsi devenu la victime du pire dilettantisme. »

    Tao tö king, trad. J.-J.-L. DUYVENDAK

    Le rêve du papillon
    TCHOUANG-TSEU, Zhuangzi

    traduit par Jean-Jacques Lafitte

    « “Tchouang-Tseu rêva qu'il était papillon, voletant, heureux de son sort, ne sachant pas qu'il était Tchouang-Tseu. Il se réveilla soudain et s'aperçut qu'il était Tchouang-Tseu. Il ne savait plus s'il était Tchouang-Tseu qui venait de rêver qu'il était papillon ou s'il était un papillon qui rêvait qu'il était Tchouang-Tseu.”

    Cette fameuse formulation, qui pose la question de la frontière entre le rêve et la réalité, entre le vrai et le faux, constitue le fil conducteur des œuvres de Tchouang-Tseu, rassemblées dans ce volume.

    Épousant tantôt la forme du dialogue paradoxal, tantôt celle du conte allégorique, tantôt celle du poème mystique, ce chef-d'œuvre datant du quatrième siècle avant notre ère contient tout l'esprit du Tao. On y trouve Confucius rendant visite à Lao-Tseu, un mille-pattes jaloux d'un serpent, Grande Pureté conversant avec Inaction, et tant d'autres figures, réelles ou imaginaires, qui illustrent, non sans humour, les enseignements de la sagesse chinoise. »

    Le Rève du papillon, Tchouang-tseu, tr.ad J.-J. LAFITTE

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    Littérature diverse

    Poésies de l’époque des Thang
    traduites du chinois et présentées par le Marquis d’HERVEY-SAINT-DENYS

    « La littérature chinoise est généralement considérée comme digne d’intérêt ; et la poésie lyrique l’époque de la dynastie Thang (notre VIIIe siècle) est partout reconnue comme son plus grand moment.

    Cependant Hervey-Saint-Denys qui en donna une première traduction française en 1862, n’avait jamais été réédité depuis ; et n’a eu aucun continuateur notable.

    Divers sinologues contemporains ont parfois tenté aussi de traduire, ou de retraduire, quelques courts poèmes classiques, mais ils ne sont arrivés à rien. Non peut-être faute de comprendre le chinois aussi bien qu’Hervey-Saint-Denys, mais assurément parce qu’ils ne maîtrisent pas assez le français : ce qui rend leurs entreprises sur le terrain du langage poétique plus désespérées encore que partout ailleurs.

    Voici donc ce qui reste, a ce jour, la principale et la meilleure traduction de la poésie chinoise en français. »

    Poésies de l’époque des Thang, trad. Marquis d’HERVEY-SAINT-DENYS

    Notes
    LI Yi-chan, traduction de Georges Bonmarchand

    « Li Yi-chan est l’inventeur des tsa-ts’ouan, ces merveil­leuses listes-répertoires dont s’inspirèrent au Japon Sei Shonagon et l’abbé Kenko.

    Les Notes qu’a composées Li Yi-chan procurent une image abrupte et concrète de la vie quotidienne à la fin de l’époque des T’ang. En elles se mêlent de façon étonnante grossièreté et raffinement.

    La traduction de Georges Bonmarchand, qui date de 1929, a paru en 1955 dans le bulletin de la Maiso franco-japonaise de Tokyo. » (Préface de Pascal Quignard)

    LI Yi-chan, Notes

    Lettre à une jeune fille qui voudrait partir en Chine
    Jacques PIMPANEAU

    « Chère Mademoiselle, si vous voulez vraiment allez en Chine, le moyen le meilleur marché est de prendre le train à la gare du Nord. Il y a un train qui part à 16 h 44 et un autre à 23 h 12, quotidiennement, si mes renseignements sont justes... Intéressez-vous à la Chine, ce n’est pas moi qui vous dirai le contraire, mais rappelez-vous que si cette culture est fascinante, c’est pour la sagesse qu’elle a élaborée. Ses penseurs savaient qu’une anecdote est plus probante que la logique close d’un discours et je souhaite que les histoires que je vais vous rapporter vous aideront à vous servir de votre intelligence pour mieux vivre... Pour apprendre le chinois classique, je vous suggère de commencer par ces poèmes datant de la dynastie Tang, que tous les chinois connaissent par cœur. Ainsi quand vous irez dans le monde, au lieu de réciter après dîner Le Songe d’Athalie ou Booz endormi, vous pourrez éblouir votre auditoire avec un poème chinois. Si cela ne leur fait pas peur, les jeunes gens devraient alors tomber à vos genoux. »

    Petite anthologie, commentée avec verve et malice, de courtes histoires et de poèmes écrits entre le VIIe et le XIIIe siècle, pouvant servir à cultiver la sagesse. Une seconde partie propose une initiation, par des poèmes datant de la dynastie Tang, à la langue chinoise classique.

     

    Jacques PIMPANEAU, Lettre à une jeune fille qui voudrait  partir en Chine

    Propos et anecdotes sur la vie selon le Tao
    Précédé de Jardin d’anecdotes

    Traduit du chinois et présenté par Jacques Pimpaneau

    « Propos et anecdotes sont un genre littéraire chinois dans lequel les écrivains de l’Empire céleste ont excellé. Cette anthologie des deux plus célèbres recueils, qui datent des premiers siècles de notre ère, devrait enchanter les lecteurs français de La Rochefoucault, La Bruyère, Chamfort ou Léautaud qui découvriront des classiques de l’art de vivre fait de raffinement, de détachement, voire d’excentricité. Ils pourront aussi méditer quelque leçon de morale politique qui devrait être une source d’inspiration pour les hommes politiques de notre époque. »

     

    Propos et anecdotes sur la vie selon le Tao, trad. Jacques PIMPANEAU

    Mémoires historiques, Vies de Chinois illustres
    SIMA Qian (Sseu-ma Tsien)Traduit du chinois et présenté par Jacques PIMPANEAU

    « Les Mémoires historiques de Sima Qian, qui retracent l’histoire de la Chine depuis les origines jusqu’à l’époque où vécut l’auteur, le Ier siècle avant notre ère, sont considérés comme le plus célèbre livre d’histoire chinois et un des chefs-d’œuvre de la littérature.

    L’anthologie proposée aux lecteurs est limitée aux biographies, c’est-à-dire à la dernière partie de son œuvre, la plus riche et la plus féconde. Tantôt illustres, tantôt obscurs, voici une galerie de personnages remarquables qui ont fait la Chine : seigneurs, poètes, assassins, concubines, bouffons ou chevaliers, dont les destins exemplaires permettent à l’auteur d’exposer sa conception de l’histoire et de mettre en scène ses idées essentielles sur le bon gouvernement. »

     

    SIMA Qian, Mémoires historiques, trad. Jacques PIMPANEAU

    Le Petit Lettré de Tianjin et autres récits
    FENG Jicai, traduction de Marie-France de Mirbeck

    « A travers ces récits drôles et cruels, l’auteur nous emmène en promenade dans les rues de Tianjin, sa ville, au temps des concessions. Nous y rencontrons un modeste lettré croyant sa gloire venue, un patron de bistrot soudain converti à l’honnêteté, un rebouteux qui ne cède pas sur ses principes, un marchand de soupes chaudes au bagou salvateur, un dentiste à la perspicacité singulière... Nous assistons à la déconfiture d’un antiquaire réputé pour ses talents d’expert, aux tribulations cocasses d’un intellectuel qui se lance dans la restauration...

    Mais ne nous y trompons pas ! Au-delà du plaisir de se laisser emporter par la vivacité et l’humour de ces récits, de côtoyer des personnages pittoresques, c’est la Chine d’hier et d’aujourd’hui qui nous est offerte, un lien entre son passé prestigieux et son présent déroutant. »


    FENG Jicai, Le Petit Lettré de Tianjin et autres récits

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    Liste extraite du site AFPC

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