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Situation géographique - Divisions administratives - Organisation politique
1 La situation géographique
La capitale est Pékin (Beijing), la plus grande ville, Shanghai. En outre, la Chine possède dans ses eaux territoriales quelque 5400 îles, dont l'île de Hainan (33 991 km²), la plus importante, située en mer de Chine méridionale. Au sud-est de la Chine, séparée du continent par le détroit de Taïwan, se trouve Taïwan, revendiquée par la Chine comme la «23e province» du pays. 2 Les divisions administrativesMême si la Chine n'est pas un État fédéral, on dénombre dans l’ensemble du pays 22 provinces, 5 régions autonomes, 30 préfectures (sorte de «départements») autonomes et 124 districts («bannières») autonomes. De plus, on a également créé plus de 1200 cantons ethniques dans les régions multiethniques. La division administrative comporte quatre «échelons»:
Les cantons et bourgs demeurent les unités administratives de base et ils sont répartis à travers tout le pays. Il existe aussi quatre municipalités directement subordonnées à l’autorité centrale : Pékin (ou Beijing), Shanghai, Tianjin et Chongging. Enfin, il faut ajouter les deux régions administratives spéciales que sont Hong-Kong et Macao. Voici un aperçu des principales divisions administratives de la République populaire de Chine:
On doit constater que la Mongolie intérieure (avec 1,1 million km2), l'Ouïgour (1,6 million km2) et le Tibet (avec 1,2 million km2) correspondent aux régions les plus vastes du pays (équivalant à l'Afrique du Sud) et qu'elles sont situées dans les zones frontalières où résident d'importantes minorités nationales. Les provinces les plus petites sont Macao (21 km2) et Hong-Kong (1092 km2), les deux régions administratives spéciales, auxquelles on peut ajouter la province insulaire de Hainan (34 300 km2). 2.1 Les provinces L’administration locale chinoise comprend «officiellement» 23 provinces: Anhui, Fujian, Gansu, Guangdong, Guizhou, Hainan, Hebei, Heilongjiang, Henan, Hubei, Hunan, Jiangsu, Jiangxi, Jilin, Liaoning, Qinghai, Shaanxi, Shandong, Shanxi, Sichuan, Yunnan et Zhejiang. Pour le gouvernement chinois, l'île de Taiwan est revendiquée comme «la 23e province», mais en réalité il n'y en a que 22. Dans les cartes de Chine publiées à Taiwan, il est fréquent de représenter les frontières provinciales telles qu'elles étaient en 1949: elles ne correspondent évidemment pas à la structure administrative actuelle. 2.2 Les régions autonomes La Chine compte cinq régions autonomes «égales en statut à la province»: la Mongolie intérieure, le Guangxi, le Tibet, le Ningxia et le,Xinjiang ou Ouïgour. Les régions autonomes ont les dénominations officielles suivantes: la Région autonome zhuang du Guangxi (créée en 1958), la Région autonome de Mongolie intérieure (en 1947), la Région autonome Weiwuer du Xinjiang (en 1955), la Région autonome hui du Ningxia (en 1958) et la Région autonome du Tibet (en 1965). En principe, le statut de régions autonomes s'applique aux provinces comptant historiquement d'importantes minorités nationales, telles que les Hui (Ningxia), les Mongols (Mongolie intérieure), les Zhuang (Guangxi), les Tibétains (Tibet) et les Ouïgours (Ouïgour ou Xinjiang). En plus de ces cinq régions autonomes, la Chine compte aussi 30 préfectures autonomes et 124 cantons autonomes et, dans certains cas, des districts (bannières) autonomes. L'autonomie pour les minorités nationales dans des secteurs autonomes se manifeste par le «congrès des habitants», une assemblée populaire, et le «gouvernement populaire», le président et le vice-président du comité permanent du congrès populaire et le chef du gouvernement d'une région autonome ou d'un district autonome. Les organismes d'administration des régions d'autonomie ethnique exercent les fonctions et pouvoirs des organismes locaux de l'État de même échelon et, en même temps, ils jouissent d'une assez large autonomie en matière administrative. Par exemple, ils peuvent se doter de statuts et de règlements particuliers concernant leurs affaires locales, tout en tenant compte des caractéristiques politiques, économiques et culturelles de l'ethnie en question, de disposer des recettes appartenant aux régions d'autonomie ethnique, de mener de façon indépendante dans leurs régions respectives les activités concernant l'éducation, les sciences, la culture, la santé publique et le sport, de protéger le patrimoine culturel ethnique, et de développer et faire prospérer la culture ethnique. 2.3 Les régions administratives spéciales Il existe aussi deux «régions administratives spéciales». Il s'agit des territoires de Hong-Kong et de Macao, lesquels sont dotés, depuis leur retour à la Chine, d’un statut particulier de région administrative spéciale. L'article 31 de la Constitution de la République populaire de Chine autorise le Congrès national populaire à créer des «régions administratives spéciales» et à créer une loi de base qui donne à ces régions, avec une plus grande autonomie, un système politique séparé et une économie capitaliste. La république populaire de Chine a proposé à la république de Chine de Taiwan un statut similaire si elle acceptait le gouvernement de la Chine continentale, mais Taiwan a refusé l'offre de Pékin. Les régions administratives spéciales de Chine sont membres de l'Organisation mondiale du commerce, même si elles ne sont pas des États souverains, mais elles possèdent leur propre politique de commerce extérieur. 3 L'organisation politiqueIl ne faut pas oublier que la Chine n'est pas un État fédéral, mais, selon le préambule de la Constitution de 1982, un État unifié multinational «créé en commun par les diverses nationalités du pays». En fait, la Chine correspond à un État unitaire centralisé totalement administré par le Parti communiste chinois. Selon l'article 2 de la Constitution : «Tout le pouvoir appartient au peuple.» Toutefois, l'article 3 précise que tous les organismes de l'État pratiquent le «centralisme démocratique». Cette disposition permet en pratique au Parti communiste chinois d'exercer totalement la souveraineté, au nom du peuple qu'il représente. Il n'en demeure pas moins que la Chine met en pratique l'autonomie régionale nationale, ce qui signifie que «les minorités nationales réunies sous le régime de l'État unifié pratiquent l'autonomie régionale, dans des régions où ils vivent en communautés concentrées d'où la formation d'organismes autonomes exerçant le pouvoir de l'autonomie». Le régime chinois est une démocratie populaire à parti unique et d’inspiration marxiste-léniniste. L’avènement de la République populaire de Chine en 1949 a introduit un changement profond dans les institutions du pays. Depuis, la Chine a élaboré quatre Constitutions. La première (1954), calquée sur la Constitution de l’URSS de 1936, fut la plus stalinienne et la plus totalitaire. Deux autres lui succédèrent en 1975 et 1978. En 1982, une nouvelle constitution fut acceptée, plus conforme aux nouvelles orientations du régime, et comportant 138 articles répartis en quatre chapitres. Néanmoins, son préambule indique que le régime politique de la Chine reste une «dictature du prolétariat» conduite par le Parti communiste et reposant sur un front uni pouvant en principe inclure des partis démocratiques. En Chine, le système politique repose sur les structures locales présentes dans l’ensemble des circonscriptions à l’échelon des provinces, des régions autonomes, des municipalités, des districts et des cantons. Leurs membres sont élus par la population. Aux échelons les plus hauts (provinces, régions autonomes, municipalités), elles ont le droit de statuer sur des affaires importantes et de procéder à des règlements. En principe, les régions autonomes s'occupent de leurs affaires intérieures, le pouvoir central chinois se réservant généralement la défense, les affaires étrangères et une foule d'autres prérogative |